Pour joindre les deux versants, on s’y prend souvent à plusieurs fois !

Nous avons vu le yin et le yang, la « moitié » si importante qu’elle pousse au désir permanent de complétude, il reste à vous parler du rôle de l’humain avec lui-même.

L’Homme est le pont entre le ciel et la Terre : il les relie, intègre et accomplit dans son rôle de terrien et en unicité. Notre incarnation représente le trio Ciel Homme Terre. En MTC on parle du triple réchauffeur.

Peut-être en avez-vous entendu parler sous le terme de Trinité, des Père Fils Saint-Esprit. Autrement dit, on peut faire corréler Père-Ciel, Homme-Fils et Terre-Saint-Esprit.

C’est une autre façon de comprendre la symbolique de ce monde, à commencer par nos corps. Chaque membre comporte une représentation Ciel, une d’Homme et une autre de Terre. Exemple de la racine des membres (épaule et hanche) qui représente le Ciel, les extrémités (main et pied) la Terre et l’articulation intermédiaire (coude et genou) l’Homme.

Le début du mouvement a lieu au niveau des racines du membre, c’est l’idée qui « descend » vers son réceptacle terrien et qui, pour se réaliser totalement, doit consciemment être dirigé à l’extrémité du membre, l’articulation intermédiaire permettant ce lien entre le début du mouvement et sa finalité.

Imaginons plusieurs cas de figure. Commençons par une impossibilité de bouger l’épaule alors que coude et main fonctionnent parfaitement bien. C’est un cas où les mouvements seront réduits dans l’espace voire douloureux avec le temps dans les coude, poignet ou doigts, alors même que ces dernières étaient indolores avant. C’est le signe d’une « absence de Ciel », une déconnexion au plus grand que soi, aux possibles, à l’inconnu.

Autre cas : cette fois l’épaule est libre, le mouvement ample dans toutes les directions, la main proche ou distante du corps grâce à la fonction libre du coude, mais une fois arrivée proche de l’objet à saisir, la main ne s’ouvre pas ou le poignet n’a pas la force requise pour supporter le poids de l’objet. C’est l’absence de Terre, une réalisation échouée, une incapacité à finaliser, à rendre l’inconnu connu. L’inconscient reste non dévoilé.

Maintenant prenons le cas d’un bras qui se déplace dans l’espace pour amener la main à bonne hauteur du pot de confiture mais que le coude ne s’étende pas suffisamment pour permettre la saisie dudit pot, ou qu’une fois le pot en main, le coude ne se fléchisse pas pour approcher le pot et le déposer à l’emplacement prévu. On pourrait dire que l’Homme nie son rôle, il ne relie pas le désir à son accomplissement, le moyen et la fin sont coupés, l’endormissement présent.

Le système viscéral n’est pas en reste. Le triple réchauffeur gère la nutrition de l’être : se nourrir (aliment et air), prendre et stocker et trier, situer ou échanger . la partie supérieure capte la nourriture et l’air pour un renouvellement permanent, et celle inférieure trie et donne ses fruit (retient dans les cellules ou élimine). Pour que les deux se complètent, le réchauffeur médian doit les relier. Cette « digestion » parle du Ciel/Père, de l’Homme/Fils et de la Terre/Saint-Esprit.

C’est donc une Unité tripartite, Dieu qui se manifeste par la trinité. L’intégration de cette vision fait l’Homme et lui offre une vie retrouvant un sens, plus grand et plus beau que celui d’une quête d’avoir seulement.

On peut donc regarder l’Oeuvre en cours, notre quotidien de terrien, comme la conscientisation (Ciel-yang) de l’inconscient (Terre-yin) par l’entremise de l’Homme qui les relie. Un réveil doit être initié pour que la transformation opère.

Ce Père invite son Fils à la conscience du Saint-Esprit, pour que la Terre soit de nouveau vue comme le Paradis que l’on croyait perdu ! Le chef d’orchestre divin sait quel morceau doit être joué, par quel(s) acteur(s) et quand.

Chaque expérience est donc nécessaire, parfaite en son sein, quand bien-même elle soit dure à vivre, douloureuse physiquement, émotionnellement, moralement, et intellectuellement incompréhensible.

Le scénario est parfait, la confiance de mise !

Est-ce que cela vous parle ? Comprenez-vous mieux le jeu terrestre qui parfois se limite, avec douleur, au « je » égotique ?

Au plaisir de vos retours,

Toujours ensemble,

Nicole

Laisser un commentaire

Articles


Commentaires

Une réponse à « Le pont »

  1. […] Alors seulement le voile illusoire tombe, comme la croûte tombe pour révéler la peau neuve. Faire peau neuve en laissant tomber le personnage, naître à Sa Lumière, manifester sa divinité, être Christ. Être de nouveau debout, entre Ciel et Terre. […]

Laisser un commentaire