Le Vide : Clé pour Vivre Autrement et Se Retrouver

Dans notre société, s’il y a bien une chose qui apeure, c’est le vide ! Et je ne parle pas de vertige, même s’il peut donner le vertige aussi ! Je fais allusion à la sensation de vide en soi, que certains ressentent et qui les panique.

Les patients qui l’évoquent ont l’impression de ne plus exister, de n’avoir « goût à rien », « d’être inutile », « d’être perdu.e », plus d’envie… plus de vie ? Oui, il y a comme un goût de mort en eux qui, sûrement, est la cause de leur peur.

La dépression fait ressentir ce vide, le burn-out également, les suites de traumatisme aussi. Ces symptômes font ressentir une mort en soi : mort d’une habitude que l’on n’avait pas questionnée, sur laquelle on ne s’était pas arrêté puisque « tout le monde fait comme ça », l’entourage au moins si ce n’est la règle sociale.

L’exemple de travailler jusque tard le soir, toute saison confondue, sans tenir compte de notre besoin d’équilibre qui passe par une variété de besoins physique et psychique, de nourritures culturelle , spirituelle, relationnelle, ce indépendamment de ce qui fait vibrer dans l’instant, ce qu’intuitivement on sent, tout ça résumé par « des heures travaillées pour vivre ». Ne sommes-nous pas vivants sans travail ? Que nommons-nous « vivre » alors ?

Avons-nous raison de paniquer face à cette sensation? Est-ce grave de déprimer ? Que signifie ce « vide »? Comment y remédier ? D’ailleurs, doit-on y remédier ?


Dans un monde qui fait miroiter l’accès au bonheur par des acquisitions extérieures, la souffrance guette et devient le symptôme du « perdu.e en chemin ». 

Quand le vide surgit, c’est un cadeau à l’emballage douteux que la vie vous offre. S’il vient maintenant, c’est que le moment est enfin arrivé.

Le bon moment : vous être prêt.e à voir autrement pour vivre autrement. Vous êtes prêt.e à lâcher des habitudes qui vous blessent plus qu’elles ne vous servent. Vous êtes prêt.e à réaliser que vous ne vous connaissez pas vraiment, mais que c’est un personnage qui tient les rênes de votre vie. Vous êtes prêt.e à grandir, à vous découvrir.

Le vide est ce que l’on ressent quand le mental se tait. Alors seule la connexion au coeur existe : le tranquille-peinard apparaît !

Pour une personne habituée au brouhaha du mental, c’est la panique. Ou plutôt, l’ego panique ! Lui n’existe plus quand le mental est au service de Soi. Quand vous décidez du sujet de votre concentration, il disparaît !

Je donne souvent cet exercice au cabinet : se sentir porté.e par le support. Se concentrer dessus permet de retrouver cet état de calme intérieur, le tranquille-peinard, le vide. En se concentrant sur le ressenti table-corps, toutes les pensées qui pré-existaient disparaissent. Elles sont chassées par la concentration sur un ressenti : les points de contact table-corps en premier, puis le « fait » d’être porté.e devient ressenti d’être porté.e.

C’est comme un bocal transparent : quand il est vide, on voit le contenant. Quand il est plein, on voit le contenu. On se laisse happer par ce qui prend le plus de place.

Dans les cas de dépression, de burn-out ou de suites de traumatisme, l’encombrement est tel que le corps surchauffe et s’arrête. Il se met en grève, refusant de faire « comme si de rien n’était ».

La dépression permet ainsi de presser vers l’extérieur ce qui encombrait et le vide apparaît, le burn-out déclare que les ailes sont brulées nous mettant ainsi à l’arrêt également, le jeu de cache-cache des suites traumatiques finit par exploser le déni et met à l’arrêt le mécanisme.

STOP ! Puis vide…, aussi profond que le plein encombrait.

Le bocal est vide et n’accepte plus la moindre tentative de remplissage. La moindre poussière est suspecte.

Ne pas avoir repéré ce qui engendrait la chute met sur le qui-vive. La peur est là et la douleur tellement forte qu’à elle-seule, elle augmente la peur de souffrir plus encore. Plus en corps.

Un outil simple : nous sommes le vide, ce lieu où tout est accueilli, l’agréable comme le désagréable, les émotions comme les pensées. Tout. C’est le tranquille peinard, celui que l’on ressent en soi lorsqu’on prend conscience que le corps est porté, déjà, et qu’il ne reste que le calme dans le corps. Dans ce calme, ce vide, tout se joue, tous les scenari de nos personnages.

Se concentrer sur le vide en soi, même dans la tempête émotionnelle ou lors des pensées stressantes permet de réaliser que les émotions comme les pensées ne font que se suivre, se pousser les unes les autres, pour tenter d’exister, et qu’elles finissent toutes, sans exception, par passer.

Puis, le calme.

Lui seul est permanent, lui seul est véritable. Un réceptacle qui accueille tout sans jamais se laisser abimer, modifier, ternir par le contenu.

Constant, on peut s’y fier en toute sécurité ! Il est notre boussole pour ne plus se perdre dans les histoires que le personnage propose.

Son silence crie la vérité : il est Soi. Tout simplement.

L’article sur la sagesse de la lenteur combiné à celui-ci, vous fera vous souvenir de qui vous êtes.

Bonne découverte !

De tout coeur,

Nicole 🌈💕


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