Souvent, pour expliquer l’action à mener face à la difficulté du quotidien, je parle de « plonger en soi, dans ce qui dérange ».
Je ne me dérobe pas à l’exercice. Jamais. Aussi inconfortable soit-il, j’y vais. Non par sadomasochisme mais parce que c’est l’expérience du moment. Nécessaire pour le retour à la maison divine.
Il y a longtemps que j’ai compris que c’est ça « vivre », c’est ça « être », c’est ça « créer ». Sans fard.
Dans sa nudité, la vie se vêt d’émotions, de troubles relationnels, de situations inconfortables voire détestables et, pourtant, rien de tout ça n’est « bien » ou « mal ». C’est la vie jouant avec toutes les couleurs, toutes les vibrations, toutes les expressions possibles. C’est Tout.
Alors je plonge dans la vague émotionnelle, son ressenti perturbant ma paix intérieure, tout en l’observant du haut de l’observatoire. J’observe du dessus ce qui se passe dans les profondeurs. Je me laisse traverser sans rien retenir.
Observer me permet de ne pas nourrir l’histoire, de ne pas augmenter l’émotion. Seulement la laisser m’informer de ce que produit son histoire en moi et la laisser partir. En sachant, en comprenant, en ressentant que tout ça part de moi et me revient, je laisse aller l’histoire.
Un voile tombe : la croyance égotique, celle du personnage. Rien de plus que l’irréel qui s’est proposé. Rien de moins qu’une envie de vivre la vie terrestre avec ses attributs. « Bien », « mal » : toujours pas ! Plutôt « vrai » et « faux » 😉
L’observation apporte l’acceptation de la vie pleine et entière, et une folle envie de rire à toutes ces histoires.
L’ego est un clown. Il attire l’attention pour engendrer la tension, et ainsi est-il nourri inlassablement par les personnages humains qui réagissent.
Le libre arbitre est encore un reste d’illusion, un personnage se cachant derrière l’envie de se faire un juge « juste », presque princier : tête haute et habit de lumière, il joue avec les mots qui flattent l’Homme. « Libre » « arbitre » : le maître égo « je » qui veut se différencier des autres « je » en s’appuyant sur sa « liberté »… bien emprisonnée dans sa définition erronée !
Un remède ?
L’observation dans la plongée. Ne pas faire trop de remous… Au fond stagne le cumul d’histoires karmiques. Plonger, attendre patiemment le récit de l’histoire en cours, sentir dans le corps les réactions et les accueillir au coeur. Avec un peu d’habitude, le lien à d’autres histoires passées se fait, remontant le temps à la surface où la lumière éclaire d’un oeil nouveau ces situations.
La transformation a lieu : nouveau regard, nouveau ressenti. Un puzzle plus grand, certes, mais sensiblement le même que les autres 🙃😊 L’observation devient cosmique : l’infiniment petit constituant l’infiniment grand, ou l’infiniment petit se cachant dans l’infiniment grand …🤔 Les deux se joignent, à l’infini 😉
Bon voyage où que vous soyez : à coup sûr vous allez vous amuser !
De tout coeur,
Nicole 🌈💕

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