Les 5 sens… « Que » 5? Vraiment ?

Les 5 sens – vue, ouïe, toucher, odorat, goût -, sont ceux qui informent de notre environnement extérieur.

Cet environnement est tellement convoité dans notre société, que c’est sûrement ce qui explique que l’on parle majoritairement de « 5 » sens, encore aujourd’hui, seulement.

Les « 5 » abondent dans le plaisir, contentent l’illusion, le mental égotique. Je vous invite, si vous ne l’avez pas lu, à jeter un oeil sur l’article « Les influences extérieures ».

Les autres sens informent de notre intériorité, notre profondeur, notre intime : thermoception (ressentir les températures), proprioception (savoir où se situent nos propres membres et organes), équilibrioception (maintenir son équilibre) et nociception (ressentir la douleur). Ils participent d’une conscience aigüe du corps, de l’introspection, premier pas vers la conscience de soi, la méditation et la connaissance réelle du corps.

Les « 5 » peuvent être facilement pervertis ou pervertir, si l’ego s’en empare !

le goût : le « se faire plaisir » va au-delà du besoin corporel au point de le perdre de vue et de ne répondre qu’au plaisir, sans plus tenir compte de l’effet des aliments et boissons ingérés sur le corps.

la vue : voyons-nous vraiment ? Il est dit qu’on ne voit la vérité qu’avec le coeur. Ne serions-nous pas illusionnés.es par nos schémas inconscients, nos éducations, les images et autres publicités, les informations et diktats prônants le « ce qui est bien » comme « ce qui est mal », faisants miroiter la « vie réussie » sur des critères visibles dits « tangibles », supposés réels ?

l’odorat : il fait partie des sens informant autant du danger que de la neutralité ou de la beauté. Les parfums « synthétiques » leurrent cependant avec aisance, faisant perdre la connaissance du « nez » qui possède l’aptitude de distinguer les êtres, informer d’une bonne ou mauvaise santé (haleine-selles-urine) ou rencontre (parfum des plantes ou des animaux).

l’ouïe : on se laisse bercer par de belles paroles en perdant le discernement qui, lui, dirait : »Chante beau merle » !

le toucher : se laisser toucher nécessite la confiance et donc le consentement, dans les relations. C’est une première information importante que de ressentir l’impact de ce toucher sur soi.Attention de ne pas se laisser passer la pommade dans le dos; c’est un leurre qui fonctionne assez vite et fort bien !

Cependant ces 5 sens sont utiles, bien entendu ! Soyons vigilants quand à leur usage !

Prenons un exemple de circonstance : l’accouchement

Si on ne tient compte que des 5 premiers, la femme s’en remet uniquement à l’équipe médicale présente et suit ses directives. Elle se désapproprie son histoire et celle de son enfant, avec le risque de complications, pour lui comme pour elle.

Si on ajoute les 4 autres, elle sait, parce qu’elle sent en elle, ce qui est bon pour son bébé et pour elle.

Elle bouge, change de position lors des contractions, accompagne par le souffle la descente du bébé ressentie dans les entrailles. C’est une danse qui s’accomplit, couple mère-bébé, bébé-mère, soutenue par l’équipe médicale présente à ses côtés, pour, le moment venu, accompagner à l’accueil de ce bébé et l’aider, au besoin, à chaque étape de cette naissance, jusqu’au retournement et sa sortie.

La douleur, les sensations fines dans les entrailles qui permettent de sentir ce que ce bébé demande, ce qu’il engage dans le corps maternel pour sa descente et dans son propre corps, effort qui doit être soutenu par la force de la mère : mouvements, poussées, pauses, retenue, souffle… font que cette femme bouge quand il a besoin d’évoluer dans le bassin, mouvements de l’un répondant aux mouvements de l’autre, tout en gardant l’équilibre dans la posture la plus juste pour la mère et nue ou presque, pour son confort.

Cette femme est guidée par ses 4 derniers sens, ceux qui sondent en profondeur les informations nécessaires à la seconde près pour la réalisation du travail à l’oeuvre. Les 5 premiers sont importants pour communiquer à l’équipe autour, ce qu’elle vit en elle, ajuster ses besoins et ceux de son petit, et recevoir de cette équipe les conseils et les aides-outils qui facilitent ou complètent ce qu’elle ne peut jouer elle-même.

C’est elle qui sait, car c’est elle qui sent. Seule la femme accouche.

Et c’est sur elle et les informations qu’elle fournit, que l’équipe autour se base, en plus des connaissances médicales requises pour la santé des 2 protagonistes !

La bulle mère-enfant est capitale, l’écoute et la confiance – autant d’elle à elle-même que par l’équipe-, faite à son ressenti, cruciale.

(Un podcast magnifique sur la naissance, « Naître » sur France Inter, est un petit bijou de précisions et de tacts sur le sujet, avec la participation de Chantal Birman.)

Voilà ce qui pourrait, devrait être enseigné à tous.tes. La puissance de ce ressenti est ce qui guide, amenant à l’action juste, évitant les réactions polluantes et dispersantes.

« De l’intérieur vers l’extérieur », de nos antennes intérieures on peut ajouter celles extérieures qui seront tenues en laisse par ce guide intérieur et sûr.

Chez l’enfant petit.e, chaque découverte est réalisée par la curiosité guidée de ce centre intérieur, guide utilisant ces 4 sens intimes. L’acquisition de la marche en est un exemple.

Allez vous promener en conscience de cette alchimie intérieure ! Connectez-vous à vos sens, tous les sens, et voyez, sentez les ajustements dans vos gestes, votre orientation, votre respiration, aux informations reçues.

Au coeur de vous, vous sentirez un élan, un désir encore plus profond, plus vrai : La Présence… S’exercer à ressentir en profondeur c’est Naître au vivant en soi : le Soi, Christ. Noël représente cette naissance de Soi, le Christ en chacun.

Vous viendra surement une gratitude infinie pour ce don.

Je vous invite à prendre conscience par vous-même, par votre écoute au corps, de cette Puissance dont il est doté et qui ne lâche jamais son poste !

De tout coeur,

Nicole🌈💕


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