
Je ne viens pas ici parler de l’amoureux ou de l’amoureuse, mais de cette part complémentaire inconsciente en soi.
Pour se faire, je vous embarque en médecine traditionnelle chinoise (MTC)…, le TAO, cette voie vers l’Un et avec laquelle je travaille depuis plus de 25 ans maintenant. Peut-être rencontrerons-nous quand même notre amoureux.se 😉
Le Tao se définit comme « la voie, le chemin, la vérité »… Les mêmes termes que Jésus donne de lui une fois rejoint « Le Père en Lui » et qu’il est devenu Christ.
Le Tao est la réunion de deux principes : le Yin et le Yang.
Le Yin est le principe féminin : celui de l’ombre, de l’inconnu en soi, de la puissance cachée, de l’inconscient. Comme le sexe féminin – cette caverne cachée qui laisse croire aux petites filles qu’elles n’ont pas de sexe puisqu’invisible -, il est un lieu d’accueil d’une nouvelle idée, du renouveau et qui fait que l’on parle « d’intuition féminine », celle-là même que le féminin réceptionne dans son antre silencieux.
Le Yang est le principe masculin : celui qui est manifesté, qui se montre et se dit, le conscient, l’acte réalisé, visible, audible et palpable comme l’est le sexe masculin, appendice visible de l’extérieur.
Le « vide » féminin se complète au « plein » masculin et vice versa. Les 2 faisant l’Un.
Impossible de séparer l’un de l’autre. L’unité sous-tend l’existence des deux ensemble en soi.
L’exemple du « moins » et du « plus », ou l’on retrouve l’un dans l’autre.
Le moins, ce vide caverneux féminin, a pour signe le négatif : — , le plus, lui, souligne l’appendice masculin, ajoutant la verticale du Ciel qui se manifeste sur Terre : I. L’Homme debout est le pont entre Ciel et Terre et est représenté par le signe positif : +.
Le négatif n’est donc pas mauvais mais nécessaire ! (décrit dans « Comment arrêter de souffrir » page 86-90). Ce que l’on voit, entend, touche, sent, n’est que la vie qui se manifeste en Unité, l’invisible devenant visible, audible, palpable, perçu, ressenti.
L’intuition n’est pas quelque chose que l’on crée mais que l’on accueille. Si on n’en tient pas compte, le « j’aurais dû m’écouter » va surgir.
L’homme et la femme sont chacun une unité. Chacun est donc yin et yang, féminin et masculin, peu importe son genre. Chacun reçoit des idées avant de passer à l’action. S’il n’y a pas de « neuf », d’intuition, ou si on ne tient pas compte d’elle, on tourne en rond.
Le yin et le yang se complètent : ils ne s’affrontent pas.
Unir le yin et le yang c’est faire les épousailles intérieures.
Le yin étant l’inconscient, il est ce qui dérange, qui interpelle, qui réveille : l’intuition, l’idée, le neuf. Il se tient prêt à l’accueil en restant vide.
Et c’est le yang qui se présente : la forme manifestée qui complète le « vide », le masculin qui comble le féminin, le remplit autant qu’il lui procure le plaisir de se sentir existant. En vérité, c’est une coexistence.
Faire l’Homme c’est être en paix intérieur puisque Un. Tant qu’il n’est pas Un, l’humain est en quête de cette « part manquante ». Elle est là mais inconsciente.
Le masculin, la partie blanche du signe du Tao, doit accepter de faire la lumière en lui, le yang qui se tourne vers l’intérieur, dans sa caverne sombre – son inconscient, la partie noire du signe du Tao, le yin -, pour sentir, accueillir ce qui lui donne matière et l’entoure : c’est la prise de conscience.
Le yang fait la lumière dans le yin qui l’accueille et qui le fait exister dans ce qu’il est (et non plus dans ce qu’il veut ou ce qu’il croit). Le yin apprend non plus à accueillir tout et tous, mais seulement sa part complémentaire yang qui lui donne sens, le valorise, l’éclaire pour que le tri se fasse, et que la mise à l’endroit se réalise. En émerge l’Un.
Épouser c’est réconcilier le féminin avec le masculin et le masculin avec le féminin.
Mieux : c’est unir l’un à l’autre.
Tout couple représente le couple intérieur individuel.
Il n’y a pas d’unité si un seul est présent. S’il en manque un, c’est le déséquilibre : on ira, consciemment ou inconsciemment, chercher l’autre. Et c’est le désir qui pousse en soi à la quête de la part complémentaire manquante.
Ainsi un excès de yin engendre le yang comme l’excès de yang engendre le yin.
La recherche d’équilibre est donc permanente. On cherche sa moitié.
Dans un premier temps on la croit présente en l’autre alors qu’elle est en Soi ! Peu importe : c’est le début du chemin, d’une correction, d’une mise à l’endroit.
L’autre devient le reflet de la part complémentaire que l’on porte en Soi. L’autre permet de révéler cette part en Soi et de nous proposer une expression de cette part.
Cette « moitié » est inconsciente. C’est souvent parce qu’elle nous heurte que l’on en prend conscience. C’est ce à quoi servent les émotions et les symptômes.
Les émotions informent de la présence d’une croyance inconsciente à corriger, les symptômes signifient que l’on a mis l’émotion sous le tapis et que le corps utilise sa symbolique pour signifier l’erreur à corriger.
Les maladies n’ont pas d’autre intérêt que de manifester le désir de santé en Soi.
Ce Soi est le divin en chacun. Le soi est le corps. Quoiqu’il arrive, c’est l’esprit qui dirige le corps. L’esprit est autant le conscient que l’inconscient. Comme l’iceberg, sa part connue est plus petite que celle cachée.
Merci à l’autre d’exister pour faire reflet de ce que l’on porte en soi, merci aux émotions et aux symptômes de nous bouleverser tant que nous ne sommes pas « à l’endroit » (que nous restons endormis en croyant n’être que des corps voués à mourir).
Alors, prêt pour vous regarder entier.ère ?
Merci à vous de me faire vos retours💕
Toujours ensemble,
Nicole





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