Quelles soient physiques ou psychologiques, les blessures traumatiques opèrent de la même manière pour cicatriser.
Quand le couteau dérape et vient se figer dans la peau, la plaie qu’il engendre nécessite quelques étapes avant d’aboutir à la cicatrisation. Peut-être une opération chirurgicale est-elle nécessaire si un tendon ou une lésion musculaire ou nerveuse s’ajoute. La fin de l’intervention extérieure se fait par la mise en place d’un pansement.
Est-ce que cela signifie que tout est fini ?
Nullement ! Tout ne fait que commencer ! 😉
Ce nettoyage, même s’il est accompagné d’une intervention chirurgicale, n’est qu’un début.
L’afflux de sang, l’augmentation de la température corporelle et la présence de la douleur localement annoncent un état inflammatoire signant un système immunitaire performant. Le corps gronde, il a décelé un déséquilibre et réagit par des symptômes visibles.
Cet état va effectivement permettre de protéger la plaie d’envahisseurs étrangers susceptibles d’affaiblir le corps, tout en apportant les éléments utiles à la reconstruction des tissus endommagés.
Cette défense couplée de réparation dure jusqu’à l’évacuation de l’ancien et la mise en place du nouveau tissu.
Si le pansement a du être refait, la formation d’une croûte signe l’inutilité de protection extérieure : le corps a trouvé son équilibre par lui-même et aucune invasion n’est plus possible en regard de la cicatrice. L’appui extérieur est devenu obsolète. La souveraineté intérieure est rendue visible.
Finalement, c’est de l’intérieur vers l’extérieur seulement que la cicatrisation a eu lieu. Le pansement n’était que superficiel et, très vite, superflu.
Le sang qui a coulé a fait comme un nettoyage-trieur, apportant les éléments organiques nécessaires tout en débarrassant la plaie des impuretés éventuelles. Le pue marquait l’évacuation des déchets au fur et à mesure de la cicatrisation des plans profonds vers la surface de la peau, ce jusqu’à l’obtention de la croûte protectrice.
Le parallèle avec la blessure traumatique psychologique est parlant. Se contenter d’un pansement tel un médicament n’est que de courte durée. Nécessaire mais insuffisant.
De même, un accompagnement par un thérapeute ne remplace en rien la pratique personnelle, une écoute au coeur de soi. L’introspection est de mise, le guide intérieur précieux pour ne pas se perdre ou tourner en rond. Ressentir la vérité en soi est capital. Si on a « perdu le mode d’emploi », le rôle du thérapeute est de guider jusqu’au souvenir. Mais seul le guidé sentira ce qui est juste pour lui.
Aller dans les profondeurs, trier les éléments perturbateurs de ceux qui nourrissent et construisent, s’appuyer sur les éléments qui sont de soi et non ceux d’une influence extérieure, tels des envahisseurs perturbateurs, pour devenir Soi, véritablement et sereinement, prend du temps !
Et ce travail se fait de l’intérieur vers l’extérieur, mettant à la porte, progressivement, tout ce qui n’est pas du coeur, de la Vérité en Soi, de l’Amour.
Alors seulement le voile illusoire tombe, comme la croûte tombe pour révéler la peau neuve. Faire peau neuve en laissant tomber le personnage, naître à Sa Lumière, manifester sa divinité, être Christ. Être de nouveau debout, entre Ciel et Terre.
Être.
Et vous, où on êtes-vous dans ce processus ?
De tout coeur,
Nicole☘️🌈

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