Comment ne pas vous parler du corps ?! Il est celui qui nous fait cheminer, du ventre de nos mères à la tombe.
S’incarner…, ce n’est pas une mince affaire ! Ne pas croire qu’une fois la naissance faite, elle est réalisée !
Jusqu’aux 7 ans de l’enfant, elle est en cours sur un plan matériel, corporel. L’âme s’habitue progressivement à l’outil « corps », apprenant à le mouvoir pour interagir avec ceux qui l’entourent, pour le nourrir et l’hydrater, pour répondre à ses besoins de repos et pour découvrir le monde, ce nouveau monde qu’est la Terre.
Ce petit enfant découvre la matière en étant imprégner du Ciel. Le spirituel est son souffle, la lumière son guide, le regard neuf la clé de l’émerveillement.
Il côtoie ses semblables et les voit au coeur comme il se sent intérieurement…, étonné cependant qu’un nuage, plus ou moins sombre, les entoure.
C’est autour de 7 ans, après avoir intégrer le niveau de conscience du monde autour de lui, qu’il saisit et vit ce nuage individuel, l’ombre à éclairer par chacun.
Il en a un, lui aussi. Plus il grandit, plus il se manifeste. Ce nuage est l’ensemble des souvenirs-croyances de « l’à l’envers« , d’une existence possible sans Dieu, séparée de Dieu, individuelle et excluant le collectif… Quand il est au contact d’un nuage aux croyances similaires, ils s’unissent, se confortent dans leur « pseudo-vérité » à en grossir parfois. Mais ce peut être le phénomène inverse qui se propose : voir le schéma de l’autre manifestant une croyance, est parfois tellement incroyable que le miracle opère : la croyance est remplacée par la foi, le voile tombe et la lumière éclaire, mieux, plus.
Chaque étape de sa vie, de l’enfant à l’adulte en passant par l’adolescence, l’humain se frotte aux autres nuages. Autant d’occasions pour se révéler, pour mourrir, pour s’éveiller, pour se dépouiller… Tous les nuages étant manifestés par le corps !
Merci les maladies, temps où le corps nous informe d’une guérison en cours, merci les accidents, qui arrêtent jusqu’aux réparation et équilibre retrouvés, merci les décès de l’entourage qui nous questionnent sur le sens de la vie !
La vieillesse n’est pas en reste, mais elle est sûrement le stade le moins bien compris. Loin d’être vue comme une étape cruciale de l’évolution humaine vers l’union divine, elle est cachée. La coloration des cheveux, la chirurgie esthétique, le botox, le sport « pour se maintenir » et les régimes « pour garder la ligne », les crèmes anti-âge et les tenues vestimentaires cachant les formes… Tout pour « rester jeune », « ressembler aux 20 ans ». Tout pour ne pas entrer dans ce dernier stade qui précède la mort, pour les plus chanceux.ses !
La vieillesse est le temps de l’hiver : envie et besoin de repos, de calme, de chaleur, d’échange et de silence. Il est le temps du replis en soi qui devient en Soi par l’introspection, par la richesses des expériences vécues, par la sagesse acquise aux stades passés : le retour au divin, la conscience de l’union et la relation permanentes à l’Unité divine. Elle offre un autre regard… à condition de se laisser guider, là encore, par les informations corporelles. Ce n’est plus l’apparence extérieure, par la fraîcheur corporelle, qui compte, puisqu’elle n’est plus. L’existence est celle de l’intériorité. Finit les faux semblants. Place à l’apaisement/ le vrai, le profond. L’Unique nous prend dans ses bras et nous accueille avec la douceur de Mère-Père qu’Il est.
La vieillesse est le temps du partage des richesses glanées. Les fruits récoltés, sagement conservés, peuvent nourrir tous les membres de la famille et au-delà ! Les nuages sont en voie de disparition.
La Vie est donc ce parcours de l’Être par le corps. Toutes les étapes sont vitales, parfaites dans leur scénario. Accueillons avec bonheur, avec le coeur, ce qui se présente. Quoiqu’il arrive, c’est juste.
Je nous souhaite des corps écoutés, donc aimés.
Ce retour à l’Unité divine est jalonné d’amour.
Bonne promenade ! Bonne récolte !
De tout coeur,
Nicole 🌈💕

Répondre à Nicole Pasquier Le Moine Annuler la réponse.