La voie du milieu

Le dénouement de « Comment arrêter de souffrir » parle des parts féminine et masculine qui s’unissent, parallèle au couple de mes parents dont l’une est invisible et l’autre visible, sans rien changer à la présence parfaite de chaque enfant issu de leur amour, et parts qu’intérieurement chacun redécouvre au cours de ses expériences et fait s’épouser pour trouver l’équilibre.

Le Tao est la voie du milieu, celle où le père et la mère longtemps vus à l’extérieur de soi et sur lesquels on s’appuie pour trouver l’équilibre dans ce monde, sont découverts en Soi.

Nous portons en nous la perfection mais elle ne se manifeste qu’à condition d’ôter les voiles qui la couvrent : les croyances, les peurs, les schémas répétitifs, les jugements, sont tous ce que l’on projète inconsciemment sur l’autre à défaut de les voir en soi.

Cette perfection, cette pureté divine, attend patiemment en chacun, au coeur, en Soi, qu’on lui prête une oreille attentive.

Continuons avec l’image des parents où la mère accueille en son sein l’enfant, l’âme qu’elle aime inconditionnellement, lui faisant la place en elle pour son incarnation : le rassemblement des cellules en un corps, croissance réalisée dans l’ombre du ventre maternel, et dont le processus a longtemps été ignoré. L’inconscience et la foi, la douceur et la contraction, la sortie des eaux par le bas ne se fera qu’au moment où l’enfant sera prêt. L’accouchement est la mise en lumière, symbole de la part masculine, d’une tête qui plonge vers la sortie basse, le père relève son enfant et le met à jour : le bébé est vu, entendu et touché, en devenir, cet humain est une extension divine, la vie se prolongeant par lui des parents, confronté à la dureté de la vie, aux hauts et aux bas, aux tempêtes extérieures masculines comme celles émotionnelles féminines.

Il est doté des attributs féminin et masculin qui l’ont constitué. En s’appuyant dessus, il trouve sa voie. L’extérieur masculin le confronte à ses pensées, à ses choix, à ses actes. Par réflexion, il perçoit en lui un ajustement nécessaire. La Mère en lui l’embrasse et le maintient dans son axe centrale en douceur, dans le silence intérieur, le Père le pousse à l’expression, à la manifestation à l’extérieur, à se montrer, à jouer son rôle.

Quand la mère berce son tout petit au creux de ses bras, le père l’élance vers le ciel le libérant de toute entrave…

Alternance de l’ombre et de la lumière, du replis et de l’expansion, de la contraction et du relâchement, du bas et du haut, du froid et du chaud, de l’eau et du feu…

Les Deux sont Un, en Vérité. Père et Mère avancent main dans la main à chaque pas. À chacun.e de les reconnaître en soi, à chacun.e de prendre le temps de la réflexion en Soi.

Un exemple corporel : La dureté de l’os. Pour qu’elle soit parfaite, que l’os résiste à la pesanteur (permettant ainsi les mouvements requis) et aux chocs sans fracture, le corps est pourvu de cellules qui construisent l’os et d’autres qui le détruisent. Ces deux formes ne s’opposent pas : elles jouent leur rôle ensemble, ajustent en permanence leur dosage selon les besoins du corps. Il n’est pas question qu’un type de cellules construise et que, quelques temps plus tard, le second type se mette au travail ! Heureusement que non ! Nous perdrions l’équilibre.

Ce n’est pas l’un ou l’autre, mais l’un et l’autre.

Comme Père et Mère en Soi, c’est « Toujours ensemble ! « .

Notre erreur est de naviguer d’un côté en oubliant l’autre : nous connaissons tous nos écarts et leurs répercussions dans ce va-et-vient…

Le chemin qui est ici proposé, est celui du milieu. En Soi. En Dieu, la Source, la Conscience, la Lumière…, de l’intérieur.

Le chemin n’est pas rectiligne, ni plat, ni monotone. Il est fait de courbes, de montées et de descentes, de terrains variés, de paysage changeant. On ne devine pas ce qu’il cache en aval : on ne le découvre qu’en y étant.

Chacun.e a le sien. Même si certains se croisent, se frôlent, se ressemblent, tous sont uniques.

Attention à ne pas être tenté.e par le chemin de l’autre, par la facilité d’un parcours, par une vue plus attrayante !

La barre doit être tenue fermement par le coeur, avec coeur, pour le coeur. Il est le moyen et la fin.

A nous de ne pas nous disperser, et si nous le faisons, de revenir au centre. Tous les jours.

L’Amour prend diverses formes et les aime toutes.

Nous sommes tous.tes en chemin : ne perdons pas de vue que nous y sommes tous.tes, ensemble, toujours. Que ce chemin n’a rien à voir à une apparence, telles des possessions matérielles ou un statut social… Il a lieu au creux de chaque être pour grandir, se déployer jusqu’à l’Être, Le Seul et Unique « Je Suis ».

Ce n’est pas dans l’attente passive que cela se fait : il est nécessaire de tendre la main pour recevoir, de faire un pas pour découvrir un nouvel angle de vue, de casser un oeuf pour faire une omelette !

Ayons confiance : nous ressentons en nous ce qui est juste de ce qui ne l’est pas. Les yeux fermés…, et tant mieux ! Avec l’IA, le discernement intérieur est primordial pour ne pas se perdre. Le ressenti est le seul guide gardant l’axe, le centre.

La voie du milieu est celle du Coeur.

De tout coeur 😉😁

Toujours ensemble,

Nicole 🌈💕


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