En écoutant une amie me parler du tunnel qu’elle traversait, j’ai reçu l’image de son « sac à dos » regroupant tous les personnages auxquels elle s’identifiait.

Cette identification l’amenait à sombrer, progressivement, inlassablement et profondément dans le jeu égotique.

Tous ses personnages se montraient. Aucune issue de secours puisque tout était « catastrophique ».

Elle savait que ce n’était pas la vérité, mais elle était engluée là.

Elle savait… l’ego dit toujours qu’il sait.

L’Unité dit « Je Suis ». Et lui parle de la vérité…

Alors comment faire pour passer de l’ego à l’Unité ?

Plonger. Il est l’heure de regarder dans les profondeurs, au coeur de soi. L’heure de cracher, sans décorum, brut de décoffrage, tout ce qu’il y a sur le coeur. Tout ce qui voile.

De le dire à quelqu’un ou de l’écrire si on est seul.e.

Au moment du plongeon, il n’est pas question de se dire « je sais que c’est faux, que je ne devrais pas penser comme ça ou voir ça de cette façon… ». Il est question de jouer le jeu égotique, de plonger dans ses pensées, ses dires, ses douleurs, ses impossibles, tout ce qui traverse l’esprit « en ce moment ».

Mon amie me parlait du sentiment de porter en permanence un sac à dos, rempli de responsabilités, de seconds rôles, de situations maintes fois vécues et de ne plus en pouvoir de tout ça.

Je lui ai proposé de plonger dans ce sac et de tout me décrire. Dès qu’elle entendait ce qu’elle formulait elle tentait de corriger, alors je l’arrêtais, lui demandant de poursuivre le descriptif du contenu du sac.

Après avoir tout observé, tout vu, les émotions étant toutes remontées, s’étant toutes exprimées, la seconde étape attendait.

Tout ce qui a été déposé dans ce sac représente l’erreur du petit soi, ce qu’il croit être mais qu’il n’est pas.

Il croit être en charge de la vie alors que c’est la Vie qui le fait exister. Lui sert la Vie, Lui permettant de Se manifester, de S’exprimer.

Une fois pressée à l’extérieure, Elle devient visible et palpable, Elle prend forme.

Défaire le sac à dos des épaules, le regarder, voir ce qu’il contient, s’assurer que tout le « sombre » en soi y soit contenu, vérifier qu’il ne reste rien dans les poches, dans aucun recoin, et, quand on sent qu’il pèse de toute la folie crue du petit soi, le laisser sur le sol.

Si vous ressentez l’envie de le lancer, écoutez-vous, lancez-le, loin. C’est souvent la première étape, celle de la colère, du « ras le bol du tunnel ».

Un jour vous pourrez regarder et sortir tout ce que vous avez sur le coeur, entendre les parts égotiques raconter ce vomi et les laisser, sentant qu’elle ne parlent pas de Soi.

Se défaire du sac à dos, c’est réaliser que l’on n’a jamais été en charge de « ça« , que « ça » ne m’appartient pas, qu’en vérité « ça » ne m’a jamais appartenu, c’est réaliser que ça n’est que croyance, peur mensongère, un défaut de regard sur ce qui se présente à moi dans la vie.

L’ego, ce garde-fou me propose soit de rester dans ma folie (croyance, peur, douleur…), soit d’éviter la folie.

C’est le pas de côté ramenant à l’Unité.

Pas à pas, en accueillant chaque étape, le sac à dos disparaît. La paix apparaît.

Attention ! Nous sommes en chemin, il y aura donc encore des sacs à dos. Cependant, une fois compris, cet « exercice du défaire » devient plus simple, plus rapide et petit à petit, même la vue du sac à dos, ou la sensation d’en porter un, est accueillie avec joie : c’est Noël, un cadeau se présente, il faut le défaire pour découvrir la beauté qu’il contient et que le papier recouvre.

Je vous souhaite de défaire chaque jour votre sac à dos avec la joie au coeur,

De tout coeur,

Toujours ensemble,

Nicole 🌈💕


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